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Améliorer la qualité ovocytaire : quels leviers naturels pour prendre soin de sa fertilité ?

delphineheurtevin
26 oct.
9 min de lecture

Quand on parle de fertilité féminine, on entend beaucoup parler de réserve ovarienne.


Dosage de l’Hormone Anti-Mulleriene (AMH), comptage des follicules antraux, âge de procréation… 


Autant de données chiffrées qui prennent rapidement beaucoup de place dans les consultations gynécologiques et peuvent devenir particulièrement anxiogènes lorsqu'elles sont moins bonnes que “la norme” (j’aime pas ce mot mais bon).


Mais derrière ces chiffres, il y a une réalité beaucoup plus complexe : la fertilité ne se résume pas à des chiffres ou un âge.


Certaines femmes arrivent très bien à tomber enceinte au-delà de 40 ans. 

Quand d’autres peinent à 25 ans. 


Preuve que la réserve ovarienne est importante mais pas décisive. On ne peut pas rajeunir ses ovaires ni fabriquer de nouveaux ovocytes. La réserve ovarienne est constituée très tôt dans la vie et diminue progressivement au fil des années (même si un article scientifique récent semble contredire cela). Le lire ici.


Non, ce qui compte davantage c’est la qualité de vos ovocytes, que l’on veuille concevoir ou pas. 


Pour cela, on cherche à créer un environnement favorable au fonctionnement de l’organisme, à l’équilibre hormonal et à la santé cellulaire.


C’est précisément là que l’hygiène de vie et l’accompagnement naturopathique peuvent avoir leur place, en complément d’un suivi médical.


  1. Réserve ovarienne vs qualité ovocytaire : ce qui compte vraiment


Les ovaires contiennent l’ensemble du stock de follicules et d’ovocytes d’une femme depuis sa vie fœtale.


À la naissance, ce stock est déjà constitué. Il va diminuer progressivement au cours de la vie, notamment par un phénomène naturel appelé atrésie (processus naturel de dégénérescence et de mort programmée des follicules).


À la puberté, il reste plusieurs centaines de milliers de follicules et, au cours de la période reproductive, seuls quelques centaines d’ovocytes arriveront finalement jusqu’à l’ovulation.


Cela signifie une chose importante :

Le nombre d’ovocytes présents dans les ovaires ne peut pas augmenter.


En revanche, la question de leur qualité est différente.


Avec l’âge, les ovocytes restants peuvent notamment être davantage exposés à des anomalies chromosomiques, ce qui peut avoir des conséquences sur la conception et le risque de fausse couche.


C’est pourquoi, si vous souhaitez préserver au mieux votre fertilité, il est intéressant de ne pas attendre que les difficultés apparaissent pour commencer à prendre soin de votre terrain.


  1. Pourquoi la qualité ovocytaire est-elle multifactorielle ?


C’est probablement le point que j’aimerais le plus vous faire retenir.


Il n’existe pas une alimentation miracle, un complément miracle ou une plante miracle qui permettrait à elle seule d’améliorer la qualité des ovocytes.


La fertilité est multifactorielle.


Votre état de santé général, votre alimentation, votre sommeil, votre activité physique, votre stress, votre exposition au tabac, votre consommation d'alcool, certains facteurs environnementaux ou encore certaines pathologies peuvent également entrer dans l’équation.


C’est pour cette raison que mon approche ne consiste pas à chercher LE problème, mais à regarder l’ensemble de votre terrain et trouver des leviers actionnables pour l'améliorer.


3. Assiette et fertilité : nourrir son corps sans tomber dans la restriction

Cela paraît évident… et pourtant, dans les accompagnements que je rencontre, l’alimentation est souvent loin d’être optimale.


Lorsque l’on souhaite concevoir, il ne s’agit pas de manger « parfaitement ».


Il s’agit plutôt de vérifier que l’organisme dispose régulièrement des nutriments dont il a besoin pour fonctionner.


  1. Des protéines à chaque repas, mais pas que

Les protéines sont particulièrement intéressantes dans une démarche de préparation à la grossesse.


Elles apportent les acides aminés nécessaires à de nombreuses fonctions de l’organisme et participent notamment au renouvellement cellulaire et à la synthèse de nombreuses molécules, dont certaines hormones.


L’alimentation fait partie intégrante d’un accompagnement, avec notamment une attention portée à l’apport protéique.


L’objectif n’est donc pas de supprimer les glucides ou de faire un régime hyperprotéiné

Mais plutôt de construire des repas suffisamment nourrissants :

🍗une source de protéines ;

🥦des légumes et des fruits variés et de saisons (bio si possible) ;

🥑des matières grasses de qualité ;

🍠des féculents adaptés à vos besoins ;

🥗une alimentation suffisamment diversifiée pour couvrir les besoins en micronutriments.

💦Et bien sûr une hydratation suffisante


Votre corps a besoin d’énergie et de matériaux pour fonctionner. Si l’énergie fournie est insuffisante, votre corps fera des choix pour assurer sa survie. 


Devinez ce qui est mis en arrière-plan dans un mode survie ? La fonction reproductive bien sûr!!


Vous ne savez pas où commencer ?


💡Evaluez vos besoins quotidiens avec mon guide et avancez à votre rythme : “Retrouvez votre énergie et votre équilibre hormonal grâce aux protéines”


  1. Misez sur la diversité plutôt que sur la restriction


Je vais le dire une fois, mais vous pourrez relire autant de fois que vous voulez: “Pas de régime quand on à un désir de grossesse.”


Supprimer des aliments comme le gluten, les produits laitiers, les glucides, les aliments « inflammatoires », peut rapidement transformer l’alimentation en véritable casse-tête. (Sauf en cas de pathologie inflammatoire, le mieux c’est d’en discuter).


Et surtout, cela peut aboutir à une alimentation insuffisante.


L’objectif n’est pas de manger de moins en moins.


L’objectif est de manger mieux ET suffisamment.


4. Le stress oxydatif et stress émotionnel: les ennemis invisible de la qualité ovocytaire


L’ovocyte est une cellule particulièrement sensible au stress oxydatif.


Lorsqu’un évènement survient et qui cause un stress (psychique ou physique), l’organisme produit des radicaux libres en réponse. Mais quand le stress dure, ces radicaux libres s'accumulent et viennent endommager les cellules (lipides, protéines et ADN). participant

ainsi au vieillissement cellulaire et à l'altération de la qualité ovocytaire. Pour compléter le tableau, il est sournois car pas vraiment quantifiable ou visible.


Le stress oxydatif est un facteur sournois car il n'est pas toujours quantifiable ou visible. Il est favorisé par plusieurs facteurs de notre mode de vie :

🚭tabac ;

🍹consommation excessive d’alcool ;

🍔alimentation très transformée ;

☢️exposition importante à certains polluants ;

😴manque de sommeil ;

💺sédentarité;

😧Et bien sûr stress chronique et charge mentale.



Quand on attend une grossesse depuis plusieurs mois, que les examens s’enchaînent, chaque nouveau résultat peut faire naître une nouvelle inquiétude.


Entre le diagnostic qui tombe et la déception d'un « tout va bien madame » (alors qu'on aurait préféré comprendre pourquoi ça ne fonctionne pas), la pression psychologique monte.


Je ne vous dirai donc pas simplement de « lâcher prise » (qui vote pour bannir ces deux mots de la surface de la terre ? ☝️). Le bouton off du cerveau, personne n’a encore trouvé où il se situait.


Dans mon approche, l’idée est plutôt de comprendre ce qui vous met réellement sous pression. Lorsqu'une femme est épuisée, dort mal, travaille énormément, ne s'accorde plus aucun temps de récupération et vit son désir de grossesse comme une course contre la montre, le corps est maintenu en état d'alerte permanent, alimentant ce fameux stress oxydatif.


La question n'est donc pas : « Comment faire pour ne plus stresser ? »

Mais plutôt : « Qu'est-ce qui, aujourd'hui, demande autant d'énergie à mon organisme? » Travail, couple, parcours PMA, charge mentale... Peut-on s’éloigner de la source, ou en changer la perception ?


Et le CoQ10 dans tout ça ? 


Pour contrer ce stress oxydatif au niveau cellulaire, on entend souvent parler de la Coenzyme Q10 (CoQ10).

Il s'agit d'un antioxydant naturellement présent dans l'organisme et directement impliqué dans le fonctionnement des mitochondries — ces petites centrales énergétiques de nos cellules, et tout particulièrement de nos ovocytes.


Des données suggèrent un intérêt potentiel de la CoQ10, notamment dans certaines situations de diminution de la réserve ovarienne. OUI, mais je tiens à faire une distinction importante :

  • Un complément alimentaire n'est pas une garantie magique d'amélioration de la fertilité.

  • Si la CoQ10 peut être pertinente dans certains contextes, son indication, son dosage et sa compatibilité avec votre situation doivent impérativement être individualisés, en particulier si vous êtes engagée dans un parcours de PMA ou si vous prenez des traitements.


J’irais même plus loin : avant de se ruer sur la CoEnzyme Q10 ou sur des complexes qui en contiennent (je pense notamment au Gamétix, très souvent recommandé par les gynécologues), il est primordial de vérifier vos taux réels.

J’ai récemment accompagné une consultante qui en avait un excès manifeste (et qui subissait des effets indésirables sans faire le lien).


Ce n'est pas parce qu'un complément est « naturel » qu'il est automatiquement adapté, inoffensif et sans danger pour vous.


5. Sortir du 'faire" : l'importance vitale de la vraie récupération


Quand on pense récupération, on pense bien sûr au sommeil. Mais, pour moi il n’ y a pas que cela. 


En consultation, je vois des femmes qui ne s’arrêtent JAMAIS. Métier physique, préparation marathon, optimisation à 100% de leur vies, des femmes qui sont dans le FAIRE sans arrêt.


Si vous êtes constamment en train de courir, de travailler tard, de dormir trop peu et de fonctionner sur vos réserves, votre organisme doit en permanence s'adapter, trouver des ressources là ou il peut.

Sauf que pour lui un agenda chargé qu’il soit pro ou perso reste un agenda chargé.


Evaluation du sommeil, alimentation, activité physique, sommeil, état émotionnel, vie professionnelle et événements de vie sont considérés dans mon anamnèse pour comprendre le terrain d’une personne.


Et parfois, la première chose à faire n'est pas d'ajouter un complément alimentaire.


C'est de retirer une heure de travail, une séance de sport, une soirée de trop avec des gens que vous n’avez pas envie de voir (le fameux savoir dire "non")...


Parfois, c’est aussi ajouter de l'ennui, des loisirs, plus de gens qui vous ressourcent, plus de massage de balades en forêt.


Parce que votre corps et votre cerveau ont aussi besoin de temps de pause.

De vraies pauses, pas 5 minutes, bien plus que ça.

De précieuses minutes pour ÊTRE.


6. Au-delà du cycle : les piliers cachés d'un terrain fertile (foie, thyroïde, micronutriments)


Bon l’article commence à être long et j’ai déjà abordé les piliers essentiels. Mais bien sûr, quand les fondations sont en place, on essaie de chercher un peu plus loin.


Il y a t’il des dysfonctionnements à d’autres niveaux ?


🦋Thyroïde

🥩Foie

👄Digestion (y t-il des carences ? Fer, Vitamines B9 et B12, Vitamine D, Vitamine A,)

🔴Dérèglement du cycle (objectivé par symptothermie ?)

🧬Pathologies hormonales féminines (Endométriose, SMOP ex SOPK, IOP etc…)


Tout cela je l’évalue lors de mon anamnèse, mais il est souvent recommandé de confirmer cela avec votre médecin ou gynécologue avec des prises de sang ou échographies. 


Le médecin posera le diagnostic et nous agirons ensemble sur la prise en charge du terrain.


Comme le disait Antoine Béchamp “le microbe n’est rien, le terrain est tout.”


Avec la canicule de cet été, avez-vous vu quoi que ce soit pousser sur votre potager ?

Non, il manquait d’eau, il faisait trop chaud, trop de soleil, un stress inhabituel pour tout l’écosystème.


Hé bien, votre terrain c’est pareil, mal entretenu, manque d’oxygène, d'eau, de ressources et la maladie peut se développer.


Inconsciemment, nous créons les conditions favorables.


Conclusion : Prendre soin de sa fertilité ce n’est pas tout contrôler


C'est probablement la partie la plus importante de cet article.


Lorsque le désir de grossesse devient très présent, on peut rapidement entrer dans une logique de contrôle et d’injonctions :

✔️Je dois manger parfaitement.

✔️Je dois prendre tel complément.

✔️Je dois supprimer tel aliment.

✔️Je dois dormir huit heures.

✔️Je dois faire du sport.

✔️Je dois éviter le stress (et ça me fait stresser du coup!).

✔️Je dois surveiller mon ovulation.

✔️Je dois optimiser mes hormones.


Et finalement…


Je dois encore réussir quelque chose (ahhh la notion de performance).


Et si ça ne marche pas, c’est l’échec. J’ai forcément raté un truc.


Votre corps n'est pas une machine que vous pouvez optimiser à 100 %.

Et le résultat n’est jamais garanti.


Alors oui, mon rôle est plutôt de vous aider à comprendre votre terrain, à identifier les facteurs sur lesquels vous pouvez réellement agir et à remettre progressivement de l'équilibre dans votre quotidien.


Mais gardez en tête de kiffer la vie sous tous ses aspects.


Et si vous commenciez simplement par faire le point ?


Lorsque j'accompagne une femme dans une démarche de fertilité, je ne regarde pas uniquement son cycle ou ses analyses.


Je m'intéresse à son histoire, son alimentation, son sommeil, son niveau de fatigue, son activité physique, son environnement, sa gestion du stress, ses antécédents, ses traitements et surtout à la manière dont elle vit actuellement cette période de sa vie.


Parce que deux femmes avec exactement le même résultat biologique n'auront pas forcément les mêmes besoins.


Votre terrain vous est propre.


Et c'est à partir de là que l'accompagnement peut devenir réellement intéressant : identifier les priorités, mettre en place quelques changements réalistes, observer ce qui évolue et ajuster progressivement.


Sans promesse miracle.

Sans culpabilité.

Et surtout, sans vous demander de devenir parfaite pour avoir le droit de tomber enceinte.


On en discute ? 

☎️Je réserve un appel découverte ici


Cet article s'inscrit dans une démarche d'information et ne remplace pas un diagnostic ou un suivi médical. En cas de difficultés à concevoir, de cycles très irréguliers ou absents, de suspicion d'insuffisance ovarienne prématurée ou de résultats biologiques anormaux, un avis médical spécialisé est indispensable.

La naturopathie peut s'inscrire en complément du parcours de soins.


Moi, c’est Delphine et en tant que naturopathe spécialisée en équilibre hormonal, j’accompagne les femmes pour qu'elles comprennent (enfin) leur corps et leur cycle.


Mon approche repose sur trois piliers : rééquilibrer le terrain, soutenir la sphère hormonale et restaurer un espace intérieur plus stable et plus serein.


Chaque suivi est individualisé, basé sur des données récentes en micronutrition et en gestion du stress et construit pour vous aider à avancer avec clarté, confiance et continuité.


👉 Découvrir mon accompagnement naturopathique ici.


👉 En savoir plus sur mon parcours ici.

 
 
 

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Delphine Heurtevin Naturopathe

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